Didier CHRISTOPHE / Recherche et enseignement supérieur

Didier Christophe a mené de 2002 à 2006 une recherche doctorale en Histoire, Théorie et Pratique de l'Art, à l'Université Montaigne Bordeaux 3.
Autres expériences :

Depuis 2008, il est chargé d'enseignement à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (
VetAgro Sup, licence professionnelle "agriculture biologique, conseil et développement").
De 2011 à 2014, il fut chercheur associé et membre du comité scientifique du programme de recherche L'Appartenir, porté par
Gérard Peylet et Hélène Sorbé au sein de l'Université Montaigne Bordeaux (EA 4593).
De 1995 à 1998, participation à l'action-démonstration nationale agro-environnement, expérimentation pédagogique et agronomique du Ministère de l'Agriculture.
Depuis 1993, professeur de l'enseignement agricole, fonctionnaire du Ministère de l'Agriculture (enseignant en BTS depuis 1997).


Sous la direction du Pr Hélène Sorbé, et conseillé par le Pr Jean-Pierre Prod'homme pour les approches sociologiques et agricoles, il a consacré son doctorat, comme artiste et chercheur, à la problématique suivante:

Selon quelles modalités peut-on assigner à la création plastique le rôle de révélateur de l'identité agricole d'un territoire ?


Cette thèse interdisciplinaire de doctorat en arts a été validé en 2006, obtenant la mention très honorable et les félicitations unanimes d'un jury comprenant les Professeurs Bernard CALAS (Géographie, Université de Bordeaux 3), Dominique DUSSOL (Histoire de l'art contemporain, Université de Pau), Jean-Pierre PROD'HOMME (Sociologie rurale, AgroParisTech) et Hélène SORBÉ (Directrice du Département Arts, Université de Bordeaux 3).

Un article de la revue Champs culturels (numéro spécial, 2007) en rend compte. [Lire l'article]


Didier CHRISTOPHE,
L'AGRICULTURE D'UN TERRITOIRE À L'EXPÉRIENCE DE L'ART.
Thèse de doctorat en arts (histoire, théorie, pratique).

RÉSUMÉ.Planche du portfolio Elevages et Millevaches prennent uns, 2005.
Mots-clés : arts plastiques, agriculture, territoire, histoire de l'art, esthétique,
sociologie rurale, Limousin, poéthique, inculturation.

Cette recherche-action en arts plastiques a pour objectif d'assigner à l'art un rôle de révélateur de l'identité
agricole d'un territoire, par sa capacité à convoquer et articuler données observables et potentialités
esthétiques, et à produire de la lisibilité. Dans ce cadre, la présente réflexion dégage des observations,
enjeux et pistes pour une création se rapportant aux savoirs et évolutions propres à l'agriculture d'un
territoire, tout en faisant état d'une pratique personnelle déjà engagée.
Une fois posés quelques points fondateurs dans l'évolution de nos travaux plastiques, l'histoire de l'art fera
l'objet d'un examen prenant en compte la représentation du monde agricole, notamment par l'abord de la
notion d'inculturation. La projection dans le monde actuel permettra de faire un rapide repérage de
l'implication institutionnelle en matière du rapprochement entre monde de l'art et monde de l'agriculture.
La recherche de points d'ancrage théoriques mettra en avant des concepts importants, qui seront
examinés à la lumière de l'esthétique, comme préalable au tressage d'une grille de lecture multiple
davantage en prise avec la contemporanéité de l'art. La recherche d'une dimension poéthique passera par
des paroles de poètes et des réalisations cinématographiques alternatives, jusqu'à des plasticiens
contemporains travaillant en lien avec les réalités sociales et agricoles.
Viendra alors le temps d'appréhender les territoires ruraux, terrain d'expérimentation artistique de
l'agriculture, en Limousin et Berry. L'un des chantiers sera de comprendre et délimiter, dans une région,
une micro-région en repérant et articulant des caractéristiques agronomiques et géographiques ; un autre
sera de repérer quelques spécificités sociologiques du monde agricole. Un retour à l'observation de
pratiques plastiques contemporaines montrera comment des artistes de notoriétés diverses, devanciers
récents, ont répondu à des préoccupations territoriales.
Il restera à concevoir et appliquer des stratégies de production et de présentation artistique faisant
l'expérience de l'agriculture. Il conviendra alors d'adapter les pratiques plastiques initiales et de repenser
les enjeux des modes d'exposition.
Enfin, la recherche-action prendra corps suivant les propositions énoncées pour des résidences de
création, en fixant des modalités de création plastique. Au fil de ces expériences, si l'hypothèse première
d'une coopération plastique directe avec des agriculteurs se révélera une position difficilement tenable, la
collaboration avec des professionnels de l'agriculture à travers la réalisation d'entretiens oraux deviendra
source nourricière de la création : il en résultera la proposition de portfolios croisant des visées territoriales
et des orientations technico-économiques agricoles. Cet aboutissement permettra la présentation des
réalisations et expériences vécues et leur analyse sous le feu croisé de diagnostics esthétiques.

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